EARTH RESILIENCE

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Berta est soucieuse du déracinement de l’être humain vis à vis de la nature et de notre impact
planétaire. Sa série RESILIENCE TERRESTRE s’imprègne du changement climatique et du futur
possible de notre planète qui pourrait faire fi des besoins des mortels. Ces photographies nous
montrent des paysages futurs, ou l’instinct sauvage de la nature ignore l’humain, évolue et survit.
Déglaciations, éruptions, désertifications… catastrophes naturelles pour nous, évolutions de la
beauté des cycles naturels pour elle.

Chacun de ces paysages oniriques est localisée sur un point de la terre, référencé sur le
titre de chaque œuvre, tels des cicatrices du monde naturel. Le visiteur est immergé dans
une série de paysages post-traumatiques, comme un appel à la prise de conscience de
nos actes sur la planète.

Le choix de la diapositive comme médium s’avère évident de par sa double dimension: son petit format représentant le sujet à échelle microcosmique et sa projection équivalente à l’échelle macrocosmique.

Amy and her quiet experiments, musiciens créateurs sous le concept de « musique de fond dans un musée d’art », ont composé la musique d’ambiance pour cette série.

Vidéo projection

« Karymsky » – Russia
« Kawah Ijen » – Indonesia
8. « QINGHAI-TIBET PLATEAU » – China

Situé dans le sud-ouest de la Chine, il a une superficie de 2,6 millions de km2 et se trouve à une altitude de plus de 4 000 m au-dessus du niveau de la mer. Surnommé le «toit du monde», le «troisième pôle»
et le «château d’eau de l’Asie», le plateau est un habitat naturel pour des animaux rares et un réservoir
génétique de la vie du plateau. C’est une barrière éco-sécuritaire essentielle. La superficie de ses glaciers a diminué de 15 % au cours des 30 dernières années. La Chine compte un total de 46 000 glaciers, dont la grande majorité est située sur le plateau du Qinghai-Tibet. Ce plateau est la source de plusieurs grands fleuves asiatiques, qui alimentent en eau douce près de deux milliards de personnes en Asie. La disparition des glaciers serait donc dramatique pour les populations asiatiques. Le dernier rapport sur la détérioration de l’environnement sur le plateau tibétain révèle également deux tendances majeures : le réchauffement climatique et l’augmentation de l’humidité. Au cours des 50 dernières années, les températures sur le plateau tibétain ont augmenté en moyenne de 0,32°C tous les dix ans, soit deux fois plus que la moyenne mondiale.

9. « KARNATAKA » – India

Dans cet État du sud-ouest de l’Inde, les précipitations ont diminué au fil des décennies. L’agriculture y
est principalement pluviale et non irriguée, ce qui la rend très vulnérable aux changements attendus de la
mousson. Depuis les années 1980, les empiètements, les plantations de monoculture et d’autres activités de développement se sont multipliés, ce qui a entraîné une forte diminution de la couverture forestière
naturelle. Cette perte a modifié le régime pluvial local en raison des changements dans les processus
thermiques et météorologiques et peut provoquer des conditions météorologiques extrêmes. Une
évapotranspiration plus faible avec la déforestation dans toute la région a provoqué un retard dans le début de la saison des pluies et une diminution du nombre de jours de pluie avec des conditions sèches plus élevées. Entre 2001 et 2019, l’État a connu une sécheresse de gravité variable pendant 15 ans.
Certains talukas ont été affectés par la sécheresse consécutivement pendant plus de cinq ans.

10. « MER d’ARAL » – Kazakhstan

Lac salé d’Asie centrale situé au milieu d’espaces désertiques, partagé entre le Kazakhstan et l’Ouzbékistan. Dans les années 1960, elle était encore alimentée par les puissants fleuves Amu-Darya et Syr-Darya, et formait la quatrième plus grande zone lacustre du monde, avec une superficie de 66 458 km2. En 2000, cette superficie a été réduite de moitié. Cet assèchement, dû au détournement des deux fleuves pour produire du coton en masse, est l’une des plus importantes catastrophes environnementales du XXe siècle. Depuis 1960, sa salinité a augmenté et la plupart des espèces endémiques ont disparu. Le nombre d’espèces de poissons est passé de 32 à 6. Les quantités gigantesques de pesticides qui étaient transportées par les deux fleuves affluents de la mer et se déposaient au fond du bassin d’Aral, se sont retrouvés, au fur et à mesure de l’évaporation, à l’air libre sous l’effet de vents violents. Ils ont provoqué une forte hausse du taux de mortalité infantile, une augmentation du nombre de cancers et de maladies respiratoires. En août 2005, la construction de la digue de Kokaral a été achevée. Elle protège de l’assèchement la petite partie nord de la mer d’Aral au Kazakhstan, mais la sépare du reste de la
dépression en Ouzbékistan, ce côté étant largement asséché.

12. « ANTALAHA » – Madagascar

Commune située sur la côte nord de Madagascar, connue comme la capitale mondiale de la vanille, située à 6 mètres au-dessus de la mer. Cette région est touchée par de nombreux cyclones tropicaux, tsunamis et tremblements de terre. Mars 2017, le cyclone tropical Enawo a frappé Antalaha avec des vents de 200km/h en détruisant tout. Maisons et infrastructures routières dévastées, cultures de vanille, de cacao et de riz détruites.

19. « NIOGHALVFJERDSFJORDEN 79N » – Greenland

Un gros morceau de glace s’est détaché de la plus grande plateforme de glace restante de l’Arctique, Nioghalvfjerdsfjorden, au nord-est du Groenland. La section éjectée couvre environ 110 km carrés ; les
images satellites montrent qu’elle s’est brisée en de nombreux petits morceaux. Cette perte est une preuve supplémentaire des changements climatiques rapides qui se produisent au Groenland. L’atmosphère de cette région s’est réchauffée d’environ 3°C depuis 1980, et en 2019 et 2020, elle a connu des températures estivales record. Les températures de l’air plus élevées enregistrées dans la région sont
évidentes au vu du grand nombre de bassins de fonte qui se trouvent au-dessus de la glace de plateau.
Selon une étude réalisée par les satellites américano-allemands Grace-FO, 2019 a été une année record,
la calotte glaciaire ayant perdu quelque 530 milliards de tonnes. Cela représente suffisamment d’eau de fonte s’écoulant des terres vers l’océan pour faire monter le niveau des mers de 1,5 mm.

21. « FAGRADALSFJALL » – Islande
« Boca do Acre » – Amazonas, Brazil

Berta is concerned about the uprooting of human beings from nature and our planetary impact. Her EARTH RESILIENCE series is imbued with climate change and the future of our planet that may ignore the needs of mortals. Her photographs show us imaginary landscapes, where the wild instinct of nature ignores humans, evolves and survives. Biotic factors – deforestation, fishing, fires, pollution… – temporary injuries for her, decline for the living. And abiotic factors – deglaciations, eruptions, storms … – natural disasters for us, changes in the beauty of natural cycles for her.

 Each of these dreamlike landscapes is located on a point of teh Earth, referenced by their title, as scars of the natural world. The visitor is immersed in a series of post-traumatic landscapes, as a call to awareness of our actions on the planet.

 The choice of the slide as a medium is evident from its double dimension: its small format representing the subject on a microcosmic scalqui créent de la musique sous le concept de « musique de fond dans un musée d’art », ont composé la musique d’ambiance pour cette série.e and its equivalent projection on the macrocosmic scale.

Amy and her quiet experiments, who create music under the concept of « background music at an art museum, » have composed the ambient music for this series.